Championnats du monde Danemark

La vie est une boîte de Lego. Et j’ai toujours pensé qu’il existait deux types de joueurs. Les gens conventionnels emprunts de bon sens et précautionneux construiront leur vie en suivant un modèle bien établi enfilant les pièces et les instructions selon un schéma imaginé au mieux. J’avoue que ce sens de la précision amène généralement à de jolies réalisations. Suivre un guide, n’est-ce pas la façon la plus simple d’obtenir une vie bien ordonnée. Encore faut-il ne pas égarer le papier d’instructions. Par la force des choses, certains se retrouvent contraints d’entrer dans la deuxième catégorie. Car ils leur manque quelques pièces… ou car, comme moi, ils sont incapables de suivre un plan prédéfini. Petite, j’avais reçu un hôpital, qui s’était successivement transformé en garage, en bureau de police, caserne de pompier, salle de classe et château. Les pièces s’étaient égarées et empilées au gré de mon imagination pour aboutir en un montage tantôt bancal, tantôt grandiose. Que votre vie soit rangée et bien nette, qu’elle soit créative et tordue, n’oubliez pas qu’il n’y a qu’une seule bonne façon de la construire : la vôtre. Et ça tombe bien, car c’est justement la voie que vous avez choisie.

 

Championnats du monde Danemark

Je suis une fan fan fan du Danemark car je suis fan fan fan de Lego ! J’en ai encore plein dans mon salon et je viens d’acquérir de grandes boîtes pour les garder à portée de main dans mon appart en faisant passer le tout pour un meuble design scandinave ! C’est pas toujours facile de quitter son âme d’enfant, et même si en temps normal je fais semblant de comprendre les grandes personnes, j’aime la compagnie des galopins, espiègles, chenapans et fripouilles qui me rappellent étrangement l’époque où on se demandait si avec deux pierres et un morceau de bois on allait pouvoir fabriquer un tremplin pour vélo, si avec les chaises de jardin de ma mère, on pouvait organiser un grand concours de steeple.

Le parcours des Championnats du monde était pour ma pomme, une succession de bosses et de virages entrecoupés de rondins de bois en travers. De quoi réveiller tous nos réflexes de jeux d’enfants, anticipant les franchissement sans se soucier de l’après, attrapant les virages aux trajectoires étriquées, et sautant les obstacles en rêvant d’atterrir plus loin. Le départ est donné dans une piscine de méduses, de quoi faire accélérer les plus craintifs. Ça pique un peu, on esquive quelques bêtes… je sors de l’eau 15e et vu que je n’ai pas nagé depuis un bon mois à cause de ma blessure en Italie, c’est mauvais mais prévisible. En vélo, les choses ne se présentent pas vraiment comme prévu: chute au deuxième kilomètre, plus loin je me trompe de chemin (manquant un peu de lucidité) et sur le retour je percute en vélo un arbitre qui a traversé sans regarder. Je me retrouve dernière à 6 minutes. En posant mon vélo, je n’ai pas du tout envie de courir. Je fais un bon premier tour à 4’30. Je passe en 15e position au deuxième tour et quand on m’annonce que la fille devant est à 4 minutes, je lâche l’affaire… J’ai mal partout, j’ai plus envie… Je rentre en footing avec juste l’envie de passer la ligne et prendre une douche.

Ma maman vous l’dira : après une chute, c’est toujours bien d’être en une seule pièce… et ce n’est certainement pas une fan de Lego qui la contredira !

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