Championnat d’Europe – Transylvanie

Le hasard des rencontres avait jusqu’ici glissé sur ma route Sami, Adelina, Armeanca et Nathalia. Au delà de leur pays d’origine, ces charmants Roumains avaient comme point commun la douceur et la vivacité de Nadia Comaneci ainsi que le pétillant et la folie d’un film d’Emir Kusturica. Coïncidence ? Depuis longtemps, je brûlais d’envie de me rendre du côté de Bucarest histoire de vérifier cette étrange observation. Quand l’ETU a sorti le calendrier des championnats d’Europe, c’est avec une immense joie que j’ai emballé mon vélo. Quelques jupes manouches et mon vieux vinyle de Django Reinhardt : direction la Transylvanie !

Voyage en Transylvanie 

Dès l’avion, je sens que mon vieux cliché sur les Roumains se confirme : je fais la connaissance de Maria, une adorable et magnifique jeune fille qui bosse à Ajaccio et se rend également à Cluj. Avec elle, embarquent une dizaine de sympathiques Corses qui font le déplacement dans les Carpates pour célébrer un mariage. Décidément partout ces Ajacciens ! Arrivée tard dans la nuit, je découvre avec Antoine la petite ville de Targu Mures. On partage un appart avec deux pointures du cross-triathlon, Brice Daubord, sacré champion d’Europe de duathlon le jour même, et Gaëtan Vivien, qui découvrira le lendemain qu’il est temps pour lui de faire une demande de licence PRO après avoir survolé son groupe d’âge.

Ma course est dimanche et je me sens étonnement relax. Ce voyage en Transylvanie me permet de faire un peu le vide et c’est avec une super envie de courir que je me présente sur la ligne. Le départ se fait depuis une estrade et malgré mon intention de démarrer en « bombe » – en hommage à ma Corse d’adoption –  je me résigne finalement à plonger comme tout le monde, histoire de pas encore me faire remarquer… Les sensations sont vraiment top. C’est la première fois que je vois autant de bonnet autour de moi. Au fur et à mesure de la course, ils ne s’éloignent pas vraiment et j’arrive même à reprendre des filles. Sur le vélo, même refrain, c’est la première fois que je suis au contact d’autres pros avant la course à pied ! Le parcours est super beau et comporte une jolie côte dans laquelle se sont entassés des dizaines de supporters en mode « tour de France ». Jolie ambiance ! Deuxième transition et c’est parti pour le footing. Ca sera finalement ma moins bonne épreuve de la journée. Des soucis inflammatoires m’obligent à rester dans un rythme trop cool pour revenir sur les filles que j’ai en ligne de mire. Je garde donc ma dixième place. Néanmoins je me rends compte que la septième est vraiment accessible et l’analyse des résultats indique clairement que je n’avais pas grand chose à jouer en amateur (et ça, c’est la grande satisfaction du weekend).

 

Il nous reste à finir la soirée avec ces crapuleux de Belges, toujours fourrés dans les bons coups festifs. Avant de reprendre au petit matin les chemins de campagnes bordés de jolies fermes typiques, de petits drapeaux « trei culori », de magnifiques églises et d’immeubles égalitaristes bétonnés d’un autre âge. Le tout au son des guitares tziganes, évidemment.

 

Advertisements