2e REP Calvi Training Camp

Qui n’a jamais rêvé de parcourir un parcours du combattant à toute allure, de se réveiller au son du clairon à l’aube ou de porter un petit short trop court et des débardeurs trop larges ? Avouez, vous y avez déjà au moins une fois pensé ? En tout cas, intégrer une section sportive militaire avait fait partie de mes mille rêves d’enfant et quand Laurent Marino m’a proposé de me rendre au REP pendant trois jours avec de supers athlètes pour pourvoir m’entrainer, c’est avec un immense plaisir que j’ai fait ma valise, direction Calvi – régiment étranger de parachutistes, communément appelé le 2e REP.

 

STAGE AU 2eREP

 

C’était dejà un immense honneur pour mes équipiers et moi d’être invités dans cette enceinte hautement protégée et destinée à la préparation des sportifs de haut niveau qui défendent le pays.  Une initiative bien sympa de la ligue Corse de triathlon menée de main de maitre par le très exprimenté Laurent. Dès l’entrée, nous étions tous impressionnés par les installations : piscine et piste d’athlé étaient au programme pour fatiguer nos petites jambes dès le premier jour. Intégrer une équipe, au sein d’un centre militaire, c’était prendre le risque d’attraper un p’tit surnom, j’en étais bien consciente. Je m’voyais déjà affublée d’un pseudo légendaire tel « le boucher des ardennes » ou encore « le légionnaire de Bisina ». C’est finalement avec le piètre sobriquet de « petite libellule » que j’allais attaquer ces trois jours d’entrainement.  Et quels entrainements ! Entre les 4000m en eau libre avec des exercices de bagarre généralisée et le travail technique de foulée en sauts de cabris, nous avions juste le temps de nous reposer ou de manger un excellent frite-saucisse légendaire. Parole de légionnaire. Le samedi, direction le col de Vergio avec au programme 120km à vélo… soit le double de mon record de bornes actuel. Bien aidée par quelques co-équipiers compréhensifs, c’est vers le 100km que mon compteur s’est mis à flancher. J’ai bien tenté une ou deux remontées discrètes accrochée à la voiture suiveuse (vous moquez pas, ils le font tous sur le tour de France, je vous signale !) mais c’est confortablement assise dans l’camion que j’ai terminé ce long périple. Le joli chalet du REP nous attendait et pour nous accueillir, un charmant militaire ressemblant étrangement à notre humoriste Corse préféré, j’ai nommé Pido. A la fin de la journée, je pense que j’avais utilisé le quota militaire de mots quotidien puis-ce qu’on m’a refourgué une petite chambre isolée mais qui avait le mérite de posséder une vieille radio bizarre avec plein de codes secrets (que j’ai pu apprendre par cœur toute la nuit, évidemment !).  Le matin, c’est avec une grande détermination que j’ai enfourché mon vélo, prête à mordre celui ou celle qui m’empêcherait de rallier le camp autrement que sur ma bicyclette ! 110km plus loin nous y étions, et il ne restait plus que 20 bornes à pied pour boucler cette aventure ! 10km auront suffi et c’est en vélo que j’ai terminé le chemin, encourageant mes équipiers souffrant de la chaleur (mais ne lâchant pas l’affaire pour autant, les bougres !) Un week-end idéal, une super équipe, des paysages magnifiques, j’ai hâte de participer à la prochaine épopée, parole de  libellule !

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